Ce qu’il faut savoir avant d’acheter un abattant ou WC japonais lavant

Laver plutôt qu’essuyer ! C’est l’objectif des WC lavants, toilettes japonaises et autres abattants WC japonais… Quel que soit le nom qu’on leur donne, ces équipements assurent une hygiène intime dont on ne peut plus se passer une fois qu’on y a goûté. Pour choisir le mieux adapté à vos besoins et à votre budget, voici de ce que vous devez savoir.

WC lavant dans des toilettes déco
WC lavant Tuma de Geberit.

Il existe trois familles de WC ou abattants japonais : les abattants – lunettes – lavants vendus sans WC, les abattants associés à un WC, donc adaptés à lui du point de un wc noir dans des toilettesvue du design, et les WC lavants qui, en intégrant les éléments techniques dans la céramique, présentent des esthétiques plus conformes aux critères européens. Car si le concept du WC lavant a, semble-t-il, été inventé en Europe dans les années 1950, plus précisément en Suisse, l’Asie s’en est emparé bien avant nous, transformant l’idée en un produit – l’abattant lavant – de grande consommation, peu coûteux, bourré de gadgets en tous genres et remplacé aussi rapidement qu’un modèle classique. Mais, de ce côté-ci du monde, le concept progresse, séduisant par son efficacité, le bien-être qu’il apporte et les économies d’eau qu’il entraîne en réduisant, voire en supprimant la consommation de papier toilette, dont la fabrication de chaque rouleau nécessite… 168 litres d’eau, selon un article du journal Libération daté de novembre 2019. Photo : WC lavant Vi-Clean de Villeroy & Boch, l’un des seuls à être proposés en noir.

Les abattants WC japonais à poser sur une cuvette existante

Les abattants lavants sans électricité : pour tester la fonction sans se ruiner
Les abattants WC japonais les moins chers, aux alentours de 100-150 euros, ne nécessitent pas de branchement au réseau électrique. Ils sont faciles à installer, car simplement raccordés à l’arrivée d’eau de la cuvette. La ou les douchettes lavantes – anale et féminine – fonctionnent grâce à la pression de l’eau, actionnée par un bouton ou un levier situé sur le côté de la lunette, plutôt bien en général.
Avantages : ce type d’abattant permet d’accéder et de tester le principe du WC lavant sans se ruiner ni prendre de risque. La fonction toilettes japonaises est accessible à tous. A découvrir chez Saniclean, Olfa et dans la plupart des grandes surfaces de bricolage.
Limites : Comme tout abattant, celui-ci doit être adapté au design de la cuvette WC pour être confortable. Aussi, il faut prendre les mesures de sa cuvette avant de faire son choix. S’il s’installe sans électricité, l’eau n’est pas chauffée, ce qui n’est pas désagréable pour tout le monde…

vue de dessus d'un abattant toilette japonaisLes abattants lavants raccordés à l’électricité, avec ou sans télécommande
Ces produits, dont les premiers prix se situent aux alentours de 500 euros, ajoutent d’autres fonctions à celle du lavage, dont le nombre croît avec le tarif : chauffage de la lunette et de l’eau, jets oscillants, soufflerie d’air chaud pour le séchage, réglage possible de la puissance du jet, de la température de l’eau, de la température de l’air, de la position des douchettes, détection de présence avec ouverture automatique de l’abattant, absorption des odeurs, connectivité via une application sur smartphone permettant d’enregistrer différents réglages pour chacun des utilisateurs… Les buses doivent être fabriquées dans un matériau antibactérien et lavable. Photo : abattant lavant Saniclean.
Avantages : l’acquisition d’un abattant lavant évite de changer sa cuvette WC, qui ajoute au prix de l’ensemble. Souvent, il dispose d’un bras latéral qui, parfois volumineux, embarque les boutons de commande et de réglage. Il est important que l’abattant soit adapté au design de votre cuvette, dont il faut prendre les (bonnes) cotes. D’autant que certains « abattants WC japonais » sont des produits asiatiques simplement rabotés sur l’avant, nos WC étant moins volumineux et profonds que les leurs.
Limites : Plus il y a de fonctions, plus l’abattant est volumineux, donc d’une esthétique massive. De plus, lorsque l’eau est chauffée, le tartre se dépose. Or, contrairement aux WC lavants, les abattants ne sont pas équipés d’un système de détartrage. Lorsque l’on vit dans une zone où l’eau est calcaire, l’entartrage est une cause fréquente de panne. Vérifiez les possibilités de réparation, donc l’existence d’un service après-vente.

Les WC japonais complets, avec cuvette et abattant conçus l’un pour l’autre

un wc suspendu lavantLorsqu’il est complet, le WC lavant vient remplacer celui existant, impliquant une transformation des toilettes et, dans le cas d’un modèle suspendu, l’installation d’un bâti-support (prévoyant les raccordements nécessaires). Toutefois, il existe des WC lavants sur pied (chez Geberit, Roca, Saniclean), qui permettent d’éviter le bâti-support. Photo ci-contre WC Axent.One de Axent, dont la fonction lavante est pratiquement invisible.

Trois types de toilettes japonaises ou WC lavants sont disponibles : à fonctionnement sans électricité ; avec les éléments techniques intégrés dans l’abattant ; avec les éléments techniques intégrés dans la céramique. Le volume de l’abattant ou plus précisément sa hauteur distingue ces deux derniers modèles.

Les WC lavant sans électricité
Les WC lavants fonctionnant sans électricité sont rares mais ils existent (Tece, VitrA), permettant de s’équiper à moindre coût : d’une part part ils ne nécessitent aucun raccordement électrique, d’autre part ils affichent un prix de vente inférieur à 1 000 euros. La douchette est, à la demande, actionnée grâce à la pression de l’eau et, sur certains modèles, il est possible de l’alimenter avec de l’eau pré-mitigée (mitigeur thermostatique raccordé en amont du WC).
Avantages : la pose de la toilette japonaise est facilitée et il n’y pas de problème d’entartrage (si l’eau n’est pas chauffée), ni de panne liée à l’électronique puisqu’il n’y en a pas.
Limites : l’eau n’étant pas chauffée, elle rentre dans la douchette à température ambiante, ce qui peut paraître inconfortable à certains, mais recommandé en cas d’hémorroïdes).

WC lavant avec abattant ferméLes WC associés à un abattant lavant parfaitement ajusté
Ces produits, qui coûtent de 1 000 à plus de 5 000 euros, associent abattant et cuvette, l’un étant parfaitement adapté à l’autre. Selon le niveau de gamme, ils intègrent plus ou moins de fonctions, y compris le détartrage de l’eau et l’ouverture automatique du couvercle de l’abattant. A noter : selon la configuration de la pièce qui l’accueille et l’usage que l’on en fait, cette ouverture automatique peut s’avérer pénible, se déclenchant à mauvais escient (si le WC est installé dans une salle de bains, par exemple). De plus, pour permettre ce relevage, le couvercle est souvent conçu dans un matériau léger moins qualitatif. L’abattant est plus ou moins massif et haut, certains éléments techniques pouvant être insérés dans la céramique de la cuvette. Tout dépend des choix techniques du fabricant, notamment l’angle donné aux douchettes qui, selon le spécialiste Toto, permet de les préserver des retombées lors de l’utilisation. Photo : WC lavant RW de Toto, avec chasse d’eau automatique.
Avantages : le WC est opérationnel même si la fonction lavante est en panne, l’abattant pouvant être envoyé en réparation par simple déclipsage. Le nettoyage est plus aisé.
Limites : la principale limite est esthétique, variable selon la hauteur de l’abattant.

une main avec un smarphone réglant un WC lavant en arrière planLes WC lavants dont la technologie est intégrée dans la céramique de la cuvette
Plus conformes aux canons esthétiques européens, ces toilettes japonaises cachent bien leur jeu, la fonction lavante n’étant perceptible que par les boutons de réglage latéraux permettant d’activer les fonctions de base (choix de la douchette et température de l’eau) et la télécommande. Dans ce cas, la cuvette en céramique est conçue pour accueillir les douchettes, les systèmes de chauffage de l’eau et de détartrage, le filtre anti-odeurs (chez Axent, Duravit, Geberit, Grohe, Villeroy & Boch)… Photo : WC lavant Sensowash de Duravit (design Philippe Starck).
Avantages : une esthétique qui se rapproche de celle d’un WC classique.
Limites : tout dysfonctionnement nécessite l’intervention d’un professionnel sur place. D’où l’importance d’interroger le revendeur – en particulier s’il s’agit d’un site Internet – sur l’existence et le fonctionnement du service après-vente.

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.